Ce qu’il faut retenir de la 6e étape du Tour de France: le triplé de Cavendish

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Ce qu’il faut retenir de la 6e étape du Tour de France.

La 6e étape : Tours – Châteauroux (160,6 km)

Au lendemain du chrono, la journée déclinait un joli itinéraire touristique dont le peloton ne pouvait guère profiter. Pas le temps d’apprécier le vin blanc de Vouvray ni d’admirer les châteaux de la Loire, le sprint massif attendu à Châteauroux occupait les esprits.

Musarder il n’en était effectivement nulle question, les attaques se succédant d’entrée de jeu. D’un groupe de huit recensant notamment Asgreen, De Gendt et Van Avermaet, le Champion olympique se dégageait seul, rejoint ensuite par Kluge. Une entreprise vouée à l’échec sans doute, une occasion de se tester avant la longue étape de vendredi aussi. L’exemple de Van Moer qui sait…

Désavantagé par le tracé rectiligne, le duo résistait pour l’honneur, les équipes Alpecin et Deceuninck régulant l’allure du peloton, mais devait s’incliner à 2,5 kilomètres de la ligne.

Sur une avenue aussi large que droite, le train de Cavendish prenait la gauche de la chaussée, celui d’Alpecin l’autre côté sous l’impulsion de van der Poel.

Idéalement lancé par Morkov, le Cav’ s’imposait en force devant Philipsen, lancé par Merlier, et Bouhanni. Plus que son deuxième succès sur ce Tour, il écrivait surtout une page d’histoire avec Châteauroux où il s’était imposé pour la première fois sur le Tour – le 9 juillet 2008 – et une nouvelle fois en 2011.

Le rêve éveillé du Manx Express se poursuit, avec deux étapes dans la besace et un maillot vert sur le dos qui pourrait lui donner des idées. Quant à van der Poel, il a gagné sans trop de difficulté une journée de plus en jaune.

L’homme du jour

Qui d’autre que Mark Cavendish. Il annonçait lui-même avant le départ qu’une victoire de sa part ajouterait encore au romantisme de son histoire : lever les bras à Châteauroux 13 ans après son premier bouquet sur le Tour, un voeu réalisé quatre heures plus tard. Un coureur que l’on pensait en fin de carrière en octobre dernier, qui ne devait pas disputer le Tour…

L’équipe du jour

Patrick Lefevere ne veut pas tirer de plans sur la comète, il savoure au jour le jour. Avec trois victoires d’étape en six jours, Deceuninck-Quick Step ne subit plus de pression. Quand on sait que 23 équipes doivent se partager 21 étapes…

Le Belge du jour

Le prix de la combativité devient une bonne habitude pour les coureurs belges. Après Edward Theuns et Brent Van Moer, c’est Greg Van Avermaet qui a logiquement obtenu le droit de monter sur le podium. Membre de la première échappée avant de relancer et d’assurer la majorité des relais jusque dans les rues de Châteauroux, le Waeslandien affiche sa forme et son envie.

Le battu du jour

A 23 ans, Jasper Philipsen transpire l’ambition. Si sa formation vit un début de Tour idyllique, le natif de Mol aimerait participer à la fête. Lancé ici par Merlier mais devancé par Cavendish, il compte déjà deux 2e places et une 3e. Inutile de dire qu’il échangerait volontiers ces accessits contre une victoire.

Les chiffres du jour

32. Deux victoires à Fougères, trois désormais à Châteauroux, Mark Cavendish totalise désormais 32 bouquets sur le Tour de France, à deux longueurs seulement d’Eddy Merckx.

50.Sur l’ensemble des trois grands tours, le sprinter de l’Ile de Man totalise à présent 50 succès, ce qui le place au 3e rang de l’histoire derrière Eddy Merckx (64) et Mario Cipollini.

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