Evenepoel: «Parfois, j’ai l’impression que ce que je fais ne sera jamais assez bien»

Photonews
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Remco Evenepoel a brillé la semaine dernière en remportant le Tour du Danemark. Une victoire qui fait énormément de bien au coureur belge, lui qui a vécu des Jeux olympiques compliqués avec une 9e place finale au contre-la-montre.

« Est-ce que j’avais besoin de cette victoire au Danemark ? Peut-être », a confié Evenepoel dans un long entretien à Sporza. « Après les Jeux olympiques, j’avais des doutes, car je m’étais très bien entraîné. Pourtant, cela n’a pas fonctionné. J’ai commencé à me demander si ce n’était pas une année de transition finalement où il ne fallait pas se fixer d’objectifs. J’ai dû attendre longuement avant de gagner à nouveau une étape en ligne, et de la manière que je préfère en plus : en attaquant seul, de loin. Cela va me motiver pour la période à venir. »

Le coureur de la Deceuninck Quick-Step estime d’avoir fait « un pas en avant » depuis sa chute au Tour de Lombardie voilà un an. « Je n’avais plus eu d’aussi bonnes jambes qu’au Tour du Danemark », explique Evenepoel. « Je savais que ça allait revenir et qu’il fallait juste être patient. Pour ma confiance en moi, c’est un énorme coup de pouce. Je vais pouvoir appréhender les prochaines courses différemment. »

Evenepoel est aussi revenu sur les critiques qu’il a essuyées après ses Jeux. « Parfois, j’ai l’impression que ce que je fais ne sera jamais assez bien », reconnaît le jeune coureur. « C’est assez difficile. Laissez-moi faire les choses à ma façon et tout ira bien. Je n’ai besoin de personne pour me dire quoi faire. Si je peux faire mon propre truc, ça marche toujours beaucoup mieux. »

Enfin, le natif de Schepdaal a également évoqué le Tour de Lombardie, course où il a gravement chuté voilà un an et qui est au calendrier cycliste ce 9 octobre. Le reverra-t-on à l’avenir ? « Je pense que cela se décidera au mental », confie Evenepoel. « J’aimerais beaucoup prendre le départ, mais sans me fixer de résultat dans ma tête. Je ne sais pas comment je réagirai. Peut-être que j’aurai un sentiment bizarre au départ, voire même que je serai effrayé et que je n’oserai pas démarrer. Mais pour le même prix, j’aurai la tête libre et j’oserai prendre des risques. Je veux quand même y aller pour me confronter à ce qu’il s’est passé il y a un an. Je pourrai tourner la page. Il faudra bien que je me confronte à ce parcours à un moment donné. »

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Schepdaal (c.f. Dilbeek)

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