La lettre d’adieu d’Ann Wauters: «Les critiques n’ont fait que raviver la flamme»

La lettre d’adieu d’Ann Wauters: «Les critiques n’ont fait que raviver la flamme»
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Ann Wauters a publié une lettre ouverte lundi pour « dire adieu » à sa carrière de basketteuse après « une dernière danse » aux Jeux Olympiques comme elle l’avait souhaitée.

L’intérieure flandrienne, 40 ans, a joué son dernier match le 30 juillet contre Porto Rico lors de la deuxième rencontre des Belgian Cats à Tokyo ne montant pas au jeu ensuite face au Japon dans le quart de finale perdu sur le fil (86-85). Avec 131 sélections au compteur final en équipe nationale, la Waeslandienne était sans club depuis plus de deux ans, luttant contre son genou opéré à deux reprises pour tenir jusqu’aux JO et y mettre un terme à sa carrière.

« Les JO, c’est quelque chose de très spécial. Le monde entier est uni autour du sport. C’est si intense, il y a tellement d’émotions et beaucoup de ’première fois’, a-t-elle écrit sur son compte Instagram. « Je me suis sentie inspirée d’évoluer parmi les meilleurs athlètes du monde, qui ne s’arrêtent pas aux limites fixées par d’autres. Les records sont faits pour être battus. Il y a eu beaucoup de première fois dans ma carrière. Première de la draft WNBA, première Belge à gagner l’Euroligue, à être MVP, ? mais plus important que mes distinctions personnelles, c’est de voir que d’autres ont suivi ma trace. Comme c’est beau de voir Emma Meesseman être devenue l’une des meilleures joueuses du monde, ou de voir Julie Allemand et Kim Mestdagh prendre de l’expérience en WNBA. »

Ann Wauters a toujours voulu terminer son « voyage » par une participation aux Jeux Olympiques. Si elle ne fut pas retenue dans les douze pour l’Euro en juin à Valence où les Belgian Cats ont pris le bronze, elle a bien pris l’avion pour Tokyo malgré son manque de rythme et l’absence de clubs depuis plus de deux ans. Ce qui n’a pas manqué de faire naître quelques critiques, mais la Flandrienne avoue que ce fut une motivation supplémentaire.

« Je ne sais pas comment remercier tous ceux qui m’ont permis de réaliser mes rêves. J’ai travaillé dur pendant trois ans pour être aux JO, en gérant mes blessures aux deux genoux (cartilage) alors que je devenais chaque jour un peu plus vieille. Je me suis entourée de personnes qui m’ont poussée et qui ont cru en moi. Et les critiques n’ont fait que me donner une motivation supplémentaire ne faisant que raviver encore plus la flamme. Le premier jour au Village Olympique et à la cérémonie d’ouverture, j’étais submergée. J’ai dû me pincer plusieurs fois. Mais oui, cela s’est vraiment passé », s’est réjouie Ann Wauters qui a remercié ensuite ses proches, sa famille, ses coaches, amis et coéquipière.

« Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu partir comme je l’ai voulu. Cette balle orange aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Il est temps de passer à un autre chapitre de ma vie avec de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et, j’en suis sûr, de nouveaux défis.

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