Nouvelle victoire pour Remco Evenepoel, qui remporte le Brussels Cycling Classic

Nouvelle victoire pour Remco Evenepoel, qui remporte le Brussels Cycling Classic
Belga

Remco Evenpoel (Deceuninck-Quick Step) a inscrit la 8e édition de la Brussels Cycling Classic (1.Pro) à son palmarès samedi. Cette classique cycliste a succédé en 2014 à Paris-Bruxelles, créée en 1893 et qui fêtait sa 101e édition. Le Brabançon flamand a filé seul vers la victoire à 11 km de l’arrivée en lâchant son dernier compagnon d’échappée Aimé De Gendt (Intermarché - Wanty - Gobert). Il s’est imposé avec 50 secondes d’avance sur De Gendt au pied du stade Roi Baudouin de Bruxelles. La 3e place a été enlevée au sprint par Tosh Van der Sande (Lotto-Soudal) à 2:14 devant son équipier Philippe Gilbert.

Grand favori après sa démonstration jeudi dans la Course du Raisin à Overijse, Remco Evenepoel, 21ans, a parfaitement répondu à l’attente. Il décroche à 21 ans sa 7e victoire de l’année (dont une en contre-la-montre par équipes) et la 21e de sa carrière professionnelle qui a débuté en 2019 et été interrompue pendant neuf mois après sa chute le 15 août 2020 dans le Tour de Lombardie. Il succède à Tim Merlier (Alpecin-Fenix) s’était imposé l’an dernier dans cette Brussels Cycling Classic.

Le nouveau parcours de 205,3 km tracé entre le parc du Cinquantenaire et l’avenue Houba de Strooper à Bruxelles avec un double passage du Mur de Grammont, du Bosberg et du Congoberg était censé rebattre les cartes qui favorisaient auparavant les sprinters et il a répondu à l’attente notamment grâce à une attaque lointaine et une course très rapide.

La première offensive du jour a réuni sept coureurs : Dimitri Peyskens, Lindsay De Vylder, Jules Hesters, Gianni Marchand, le Norvégien Torstein Traeen, le Néerlandais Etienne Van Empel et le Britannique Robert Scott. Elle a rapidement creusé un écart qui approchait les 3 minutes après 90 kilomètres avant de redescendre rapidement avec une course disputée sur un rythme élevé, plus de 44 km/h de moyenne après les trois premières heures.

Victor Campenaerts lança l’offensive et Evenepoel embraya dans la première montée du Mur de Grammont à 80 km de l’arrivée. Bien vite un groupe de onze coureurs se forma. Parmi eux De Vylder, Traeen, Scott et Marchand faisaient partie de l’échappée initiale. Avec eux, outre Evenepoel, figuraient Philippe Gilbert, Campenaerts, Tosh Van der Sande, Aimé De Gendt, Brandon McNulty et Marc Hirshi. Après le second passage du Mur de Gammont (km 150), ils n’étaient plus que sept. Plus aucun échappé de la première heure n’était parvenu à s’accrocher. Le peloton était lui pointé à 1:30.

Avec deux membres de l’équipe Lotto-Soudal, Gilbert et Van der Sande, et deux autres de la formation UAE-Team Emirates, Hirshi et McNulty, la question d’assurer les relais ne se posait pas. Par ailleurs, les trois isolés Evenpoel (Deceuninck-Quick Step), Campenaerts (Team Qhubeka NextHash) et De Gendt (Intermarché-Wanty Gobert) assuraient aussi leur part du travail.

Campenaerts et Evenepoel essayèrent de durcir la course en passant à l’attaque au km 160, mais sans résultat. Malgré une crevaison, De Gendt est parvenu à réintégrer le groupe au km 170. Derrière, le peloton ne parvenait pas à combler son retard et accusait 1:40 de retard.

Le tournant de la course se situa à 19,2 km de l’arrivée quand cinq des sept échappés se trompèrent de parcours dans un «T» virant à droite, alors qu’Evenepoel et De Gendt en queue du groupe viraient sur la gauche et filaient sans attendre. En quelques kilomètres, le duo se forgea une avance de plus de 30 secondes sur les désormais chasseurs privés de Hirshi. Le Suisse, victime d’une crevaison, est revenu ensuite mais la course était jouée. La victoire allait se jouer entre le vainqueur et le 3e de la Course du Raisin deux jours plus tôt. Evenepoel n’a pas attendu longtemps avant de forcer la décision en sa faveur.

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