Dirk Devroey, professeur de médecine, réagit aux annonces du Comité de concertation

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« Nous avons retrouvé quelques libertés et je suis satisfait qu’il puisse y avoir une politique différente dans les différentes communautés et régions où il y a un assouplissement en Flandre mais pas à Bruxelles », estime Dirk Devroey, professeur de médecine généraliste à la VUB.

La baisse des chiffres de vaccination ne se prête pas encore à un assouplissement des règles à Bruxelles et en Wallonie. Il craint que la suppression du masque buccal en Flandre n’ait également un effet négatif ici et là.

« Le fait que beaucoup plus de choses soient maintenant autorisées est, nous l’espérons, une incitation à respecter le port de masques buccaux et à garder une distance lorsque cela est nécessaire. Comme dans les transports publics. J’ai un peu peur qu’ils ne le fassent pas », craint Dirk Devroey.

Un autre point sur lequel le professeur de la VUB est resté sur sa faim est celui de la vaccination obligatoire du personnel soignant. « Rien ne s’est encore produit à ce sujet. Le vaccin semble être une arme très puissante contre les infections, mais nous ne sommes pas encore tout à fait prêts à le déployer auprès du personnel de santé », dit-il.

Toutefois, il s’attend à ce que cela puisse également donner un coup de pouce à la poursuite de la vaccination. Selon M. Devroey, cet élan est aussi en partie freiné par les médias francophones, où il entend encore beaucoup de doutes. « Vous avez l’impression que les médias francophones ne le soutiennent pas assez non plus. Ils doivent prendre conscience qu’ils doivent diffuser des informations scientifiquement fondées. C’est là que réside une grande partie des bénéfices s’ils informent correctement la population », conclut M. Devroey.

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