Bruxelles, invitée d’honneur au Marché à manger de Rennes

Bruxelles s’est exporté à Rennes pour faire goûter sa gastronomie aux Bretons.
Bruxelles s’est exporté à Rennes pour faire goûter sa gastronomie aux Bretons. - Facebook

Ce dimanche, bercés par les sons d’un familier Tata Yoyo notamment, les chefs de la commune bretonne de Rennes invitaient leurs homologues bruxellois pour faire découvrir leur conception de la street food. « Zwanze, Manneken Pis, fricadelle, bières et bonne humeur », promettait l’affiche du Marché à Manger.

Depuis 2016, tous les premiers dimanches du mois, l’événement brasse un public gastronome aux Halles centrales de Rennes (France). Grandes tablées et plats à petits prix (entre 5 et 8 euros) sont la signature du concept qui joue également la carte du local et du durable, proposant même des contenants réutilisables. visit.brussels a alors été mandaté par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour promouvoir l’image de Bruxelles par le biais de sa scène culinaire.

Un succès pour la gastronomie bruxelloise

Au menu, entre autres, un grill cheese à l’Orval  : tartine d’artisan boulanger, oignons confits au lambic, fromage d’Orval fondu. 450 assiettes se sont écoulées « dans la joie et la bonne humeur » et en un temps record, concoctées par Léo Begin du bar à fromages La fruitière et son équipe. À coups de « Hey Bruxelles, tu dors ou quoi ? », le fromager a animé une file qui ne désemplissait pas.

Arrivé deuxième dans la « bataille » menée contre La fruitière de celui qui aurait tout vendu le plus vite, le roi de la croquette aux crevettes, Cédric Mosbeux de Fernand Obb delicatessen. Ce dernier n’a pas été en reste puisqu’à 13h00, ses 325 petites reines avaient déjà été toutes dévorées. « Excellent », lui souffle une septuagénaire conquise par la quantité de crevettes découvertes dans son assiette.

Même topo pour Bogdan Streinu du Rossini, qui a envoyé ses 220 portions de joue de veau confite à la Chimay bleue, stoemp carottes, en deux heures de marché. Mijoté cinq heures dans la bière trappiste, le plat a attiré des Rennais curieux de goûter un plat populaire français aux accents, ici, bien belges.

Les burgers de veau belge, pickles de légumes du jardin, frites de patate douce à la truffe de Glen Ramaekers (Humphrey) et les crevettes de Zeebrugge, pain de mama, mayonnaise à l’estragon du jardin, huile de colza du Pajottenland de Damien Bouchery (Bouchéry) ont aussi été pris d’assaut mais ont davantage duré sur la longueur, les assiettes étant minutieusement dressées minute.

Pour terminer, le bar à dessert de Vincent Denis proposait un cookies and cream, aux pépites de chocolat noir et caramel beurre salé. Un dessert réconfortant équilibré par des notes anisées et acidulées grâce à l’agastache et des pousses de cresson.

Des représentants des brasseries de La Senne et de l’Ermitage ont également fait le déplacement pour faire déguster leurs créations. Taras Boulba et Jambe de bois pour la première et Théorème de l’Empereur et Lanterne pour la seconde ont ravi les palais bretons.

Si pour certains l’image de leur enseigne bénéficie clairement de participer à un tel événement, comme Vincent Denis qui ambitionne de s’implanter à l’étranger en plus de son adresse bruxelloise, d’autres ont accepté l’invitation pour sortir de leurs cuisines. « Rennes, c’est ma ville et puis ça change du quotidien », estime Damien Bouchery, breton d’origine.

Notre sélection vidéo
Aussi en L'ACTU DE BRUXELLES