Autoroute bloquée à Cheratte: la condamnation des grévistes FGTB confirmée en appel!

Autoroute bloquée à Cheratte: la condamnation des grévistes FGTB confirmée en appel!

La cour a estimé, comme en première instance, que les grévistes présents avaient bien commis une entrave méchante à la circulation. Elle a exposé qu’entre 100 et 200 manifestants bloquaient complètement l’autoroute, utilisant des pneus, palettes et du matériel volé sur le chantier. Aucun véhicule, pas même ceux des services de secours, ne pouvait plus passer en raison des obstacles. Il y avait mise en danger d’autrui, estime la cour.

Le pont de la E40, à Cheratte, était en plein travaux lors de la grève qui a bloqué l’autoroute.
Le pont de la E40, à Cheratte, était en plein travaux lors de la grève qui a bloqué l’autoroute. - N.L.

Les « simples » syndicalistes écopent de 15 jours de prison avec sursis et d’une amende, tandis que les responsables sont condamnés à un mois de prison avec sursis, et une amende également.

La réaction de la FGTB: «Nous formons un recours en cassation»

La FGBT a rapidement réagit à la confirmation de la condamnation. « La FGTB, réunie en ce moment en comité fédéral à Liège, prend connaissance de la décision de justice qui concerne 17 de ses membres, dont son Président. Ce comité décidera de la forme que prendra la réaction de notre organisation syndicale. Un rassemblement de solidarité est d’ores et déjà prévu place St Lambert à Liège, dès midi. Thierry Bodson, Président de la FGTB, y prendra la parole. »

C’est l’entrave méchante à la circulation qui est invoquée (art. 406 du code pénal), tout comme pour le procès qui a condamné le Président de la FGTB d’Anvers, Bruno Verlaeckt, en 2019.

« Dans les deux cas, les leaders syndicaux écopent de peines plus lourdes, histoire de dissuader quiconque d’organiser la résistance sociale », poursuit l’organisme syndical. « Pour la FGTB, cette décision et les arguments qui la fondent constituent une entrave méchante à la liberté d’expression, à la liberté de manifester et d’exercer le droit de grève. Bref, cette décision est un frein à l’exercice de droits démocratiques. Pas uniquement pour les syndicats mais pour tous les mouvements de contestation. C’est pourquoi nous formons un recours en cassation et sommes déterminés à faire valoir nos droits à Strasbourg, devant la Cour européenne des droits de l’homme. »

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