La maison de repos de la Providence deviendra la 1re maison de détention de Wallonie

L’ancienne maison de repos de la Providence accueillera des détenus.
L’ancienne maison de repos de la Providence accueillera des détenus. - F.P.

Une maison de détention, c’est un établissement de taille réduite appelé à enfermer des détenus condamnés à des peines de courte durée.

« Une cinquantaine de places y sont prévues, sur le site de l’ancienne maison de repos du “Châtelet”, après différents aménagements », selon un communiqué du vice-Premier ministre Open Vld diffusé par l’agence Belga.

Sauf que si un tel établissement va bien voir le jour à Verviers, l’endroit est inexact. Parce que le Châtelet, situé sur la commune de Dison mais propriété du CPAS de Verviers, vient d’être vendu à un milliardaire turc qui compte y aménager des salles de mariage. Cette information nous a été confirmée par la présidente du CPAS de Verviers Gaëlle Denys et la bourgmestre de Dison Véronique Bonni.

Mais où sera donc installée cette maison de détention alors ? Dans l’ancienne maison de repos de la Providence rue des Foxhalles, dans le quartier d’Hodimont. Elle était la propriété du groupe Entour’Age.

Le bâtiment, vide depuis le déménagement des résidents en janvier 2020 était en vente et a été acquis par la régie des bâtiments, qui n’a pas encore signé les actes.

Le gouvernement a prévu d’ouvrir 15 maisons de détention d’ici la fin de la législature, pour un budget total de 92 millions d’euros. Celle de Verviers (province de Liège) est la deuxième du pays, après Courtrai (Flandre occidentale).

Les maisons de détention sont destinées à offrir « des opportunités d’innover et d’examiner d’autres formes de la détention », selon le ministre. Il s’agit d’établissements fermés pour 20 à 60 personnes condamnées à des peines de prison allant jusqu’à 3 ans. « La détention dans des structures plus petites permet le développement d’un régime adapté au niveau de sécurité nécessaire à cette catégorie de détenu. La gestion d’un groupe plus restreint rend possible l’organisation d’activités adaptées, une meilleure connaissance des détenus et donc de privilégier la surveillance dynamique. C’est la raison pour laquelle l’encadrement sera principalement assuré par des accompagnateurs de détention, indique Dounia Boumaaza, porte-parole du ministère de la Justice.

La détention dans des structures plus petites permet le développement d’un régime adapté au niveau de sécurité nécessaire à cette catégorie de détenu, selon M. Van Quickenborne   : «   la gestion d’un groupe plus restreint rend possible l’organisation d’activités adaptées, une meilleure connaissance des détenus et donc de privilégier la surveillance dynamique   ». C’est la raison pour laquelle l’encadrement sera principalement assuré par des «   accompagnateurs de détention   ».

Lutter contre la récidive

Ces petites structures participeraient aussi à la lutte contre la récidive : « nous constatons que les détenus qui ont bénéficié d’une détention à petite échelle présentent moins de risques de récidive. C’est ce qui ressort des expériences menées notamment en Scandinavie. »

Les détenus sont accompagnés vers un emploi avant même leur libération. La maison de détention peut les mettre en contact avec des entreprises de la région qui ne parviennent pas à remplir leurs postes vacants.

Actuellement, l’ancienne maison de repos héberge encore des sinistrés des inondations de l’été. La durée des aménagements leur laissera le temps de terminer leur réinstallation, selon le ministre.

Consolider le pôle de justice verviétois

Pour la bourgmestre Muriel Targnion, « avec la construction d’une nouvelle prison sur son territoire et la rénovation du Palais de justice, ce troisième projet permettra à la Ville de Verviers de consolider son statut de pôle justice ».

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