Berlin s’engage à «garantir la sécurité de l’Ukraine» face à Moscou

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock - EPA

Cette première visite en Ukraine de la nouvelle ministre allemande intervient en pleine crise géopolitique, Européens et Américains soupçonnant le Kremlin de vouloir lancer une offensive militaire contre leur allié ukrainien, un conflit qui pourrait déstabiliser le Vieux continent.

« Nous ferons tout pour garantir la sécurité de l’Ukraine, nous ferons tout pour garantir la sécurité de l’Europe », a souligné la cheffe de la diplomatie allemande lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

« Nous sommes prêts à entamer un dialogue sérieux avec la Russie », a-t-elle ajouté afin de tenter de désamorcer une situation actuelle « extrêmement dangereuse ».

Pour sa part, M. Kouleba a indiqué avoir abordé l’épineux dossier des livraisons d’armes à l’Ukraine alors que Kiev avait accusé en décembre Berlin d’empêcher les fournitures d’armements défensifs dans le cadre de la coopération avec l’Otan.

« Notre dialogue à ce sujet avec l’Allemagne va se poursuivre », a-t-il souligné.

« Nous savons où et quelles armes nous pouvons obtenir. Nous savons très bien comment les utiliser pour la défense de nos territoires. Nous travaillons là-dessus tous les jours et les résultats ne sont pas mauvais », a fait valoir M. Kouleba.

Les tensions n’ont cessé de monter ces dernières semaines entre la Russie et les Occidentaux, qui accusent Moscou d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats en prévision d’une possible attaque contre l’Ukraine.

Moscou dément toute velléité belliqueuse et dénonce en retour le renforcement de l’Otan à ses frontières et le projet d’y intégrer l’Ukraine et la Géorgie, qu’elle considère comme faisant partie de sa sphère d’influence.

La Russie réclame des garanties de sécurité en vue d’une désescalade, en particulier l’engagement que l’Alliance atlantique ne soit plus jamais élargie, une revendication qualifiée d’inacceptable par ses rivaux.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, doit d’ailleurs recevoir mardi lui aussi pour la première fois son homologue allemande.

« Il y aura un échange approfondi sur les problèmes internationaux d’actualité, avant tout sur la réalisation des propositions russes sur les garanties de sécurité », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

M. Lavrov a lui indiqué, lors d’une conférence de presse, attendre cette semaine « des réponses concrètes » des Etats-Unis à ce sujet.

« La partie russe est en mesure de défendre ses intérêts », a-t-il en outre dit, alors que les Occidentaux, dont notamment Mme Baerbock lundi, ont prévenu que toute offensive contre l’Ukraine aurait des conséquences économiques et géopolitiques lourdes pour la Russie.

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