Kompany, le coach anderlechtois est confiant: «On se prépare depuis le début»

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A la veille de sa première finale de Coupe en tant qu’entraîneur, Vincent Kompany est apparu détendu au moment de rencontrer la presse pour évoquer ses états d’âme. Il a rappelé l’importance de cette finale pour son groupe et pour Anderlecht de manière générale.

Vincent Kompany, prenons tout d’abord des nouvelles des joueurs incertains (Ashimeru, Gomez et Verschaeren), qui ont tous pris part à l’entraînement de ce dimanche matin. Seront-ils aptes à disputer cette finale ?

Vous comprendrez aisément qu’à la veille de ce match capital, je ne vais pas dévoiler mes plans en ce qui les concerne. On verra bien.

Comment vous sentez vous nerveusement ?

Disons qu’on peut comparer mon état actuel avec les sentiments que l’on ressent avant de disputer un tel match en qualité de joueur. Je pense pouvoir affirmer que j’ai suffisamment d’expérience pour appréhender au mieux ce genre de moment-clé dans une saison.

En parlant de pression, changiez-vous quelque chose en tant que joueur et allez-vous modifier quelque chose maintenant que vous êtes de l’autre côté de la barrière ?

Non, non. Justement, la plus grande leçon que l’on apprend assez rapidement en prenant part à de telles finales, c’est qu’il ne faut surtout rien changer. On ne peut bien sûr et malheureusement pas contrôler tous les événements extérieurs qui peuvent influence une telle rencontre mais il faut être conscient qu’un jour on joue une finale de Coupe de Belgique mais qu’un autre, cela peut-être une demi-finale de Coupe du monde ou… un match contre la relégation. Cette finale peut constituer une rencontre marquante pour un tas de joueurs mais leur prestation dépendra énormément de sa préparation. L’émotionnel peut avoir un rôle à jouer dans le cas par exemple où on affronte une équipe qui est dix fois plus forte que la sienne mais ici, ce n’est clairement pas le cas. Quand deux équipes se valent, c’est l’équipe qui reproduira le mieux ses tâches qui aura le plus de chances de s’imposer.

Quand, comme vous, on a disputé un tas de finales, que peut-on apprendre à ses joueurs pour gérer ces moments décisifs ?

Si je commençais le travail de coaching à la veille de la finale ou même une semaine avant, ce serait trop tard. Cela fait depuis le début de la saison qu’on parle de ces moments décisifs. L’année dernière, on avait aussi terminé un peu de cette manière et on avait été présents lors de ces moments décisifs. En football, le résultat est moins prévisible que la physionomie d’un match. Depuis le début de saison, j’ai placé ces objectifs la finale et les Champions Playoffs et tout ce qui viendra après. Du coup, on ne va pas changer notre fusil d’épaule.

Que vous inspire la Gantoise, contre qui vous avez encore joué il y a moins d’un mois ?

Cette saison, on a vécu face à eux deux rencontres fort équilibrées, avec la dernière dont le score ne nous avait pas été favorable. Pourtant, on est tous conscients qu’on avait livré un bon match ce jour-là. Maintenant, le passé, c’est le passé ! On espère bénéficier d’une issue favorable mais on connait l’adversaire autant que l’adversaire nous connaît. En tant que coach, j’espère juste que mes joueurs monter sur la pelouse sans arrière-pensée, avec confiance, que la meilleure version de chacun soit présente demain (NDLR : lundi) et qu’on sera tous là pour s’aider les uns les autres quand on connaitra des moments difficiles.

Connaissant la force offensive de Gand et la vôtre, pouvez-vous montrer de meilleures capacités organisationnelles pour déjouer les plans de votre adversaire ?

Si on regarde la qualification de Gand face à Bruges en demi-finale, ils ont proposé une version très offensive à l’aller et plus organisée au retour en faisant bloc défensivement pour repartir en contre. Je pense donc qu’on a aussi une attitude similaire : il y a des moments où on peut gérer, d’autres où on joue de manière plus offensive. Le plus important, ce sera d’avoir des joueurs qui vont savoir bien lire le tempo du match tout en gardant l’objectif de rester dangereux jusqu’au bout.

Pour vous, que représenterait le gain d’un premier trophée en qualité d’entraîneur, certainement au sein du club de votre cœur ?

Posez-moi la question après le match ! Les rêves et les scénarios, on les imagine au début d’une saison. Il y a toujours une distinction à faire entre ce que l’espoir des supporters alors que pour nous, il faut aller au-delà du simple espoir. On est dans une phase où rêver ne sert plus à rien mais il faut croire jusqu’au dernier moment que l’on peut soulever cette Coupe.

Mais c’est une ligne qui manque tout de même à votre palmarès ?

(Il réfléchit) C’est sûr mais je peux gagner cinq fois la Coupe de Belgique, ce sera toujours la même émotion. Il faut respecter la victoire : gagner un trophée, c’est quelque chose de tellement difficile dans une carrière. Si les joueurs ont la chance d’être récompensés lundi de leur travail – parce que c’est le leur qu’il faut souligner –, ce serait bien pour moi aussi mais simplement parce qu’on aura partagés ces moments de bonheur collectif. Mentalement je suis 100 % coach et cela ne fait pas encore très longtemps que j’étais sur le podium en tant que joueur. Du coup, je n’ai pas encore totalement accepté cette séparation : je suis avec le groupe.

Pourriez-vous décrire ce que représenterait ce trophée pour le club de manière plus générale alors ?

Ecoutez : l’une des grandes raisons qui expliquent qu’Anderlecht n’a remporté « que » neuf fois la Coupe de Belgique dans son histoire, c’est qu’elle n’a pas souvent constitué une priorité pour les joueurs. Durant les trois ans où j’étais ici comme joueur, ce n’était pas le cas, sauf peut-être si on s’approchait d’une demi-finale par exemple. Maintenant, la donne a changé. Chaque compétition est devenue une priorité, peu importe le statut du club. Tout ce que nous pouvons prendre on essayera de le prendre. Durant la période plus délicate que l’on vient de traverser depuis quelques années, on a pu mieux se rendre compte de la valeur d’une telle compétition.

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