L’Europe n’est «pas encore au cœur de la crise du gaz», selon Damien Ernst

L’Europe n’est «pas encore au cœur de la crise du gaz», selon Damien Ernst
Isopix

Le professeur de l’ULiège, spécialiste en énergie, n’est pas optimiste quant aux prochains mois, craignant un rationnement de fait lié au prix.

La Belgique ne devrait pas connaitre de coupure d’électricité ou de gaz, mais le gonflement de la facture forcera dans les faits de nombreux ménages à réduire leur consommation, ce qui équivaut à une forme de rationnement, estime-t-il.

« La situation est déjà grave, mais va aller en empirant avec le commencement de l’hiver. Des modèles allemands montrent que dans 6 scénarios sur 7, les réserves allemandes de gaz seront à zéro en février 2023. (…) Beaucoup (de citoyens) ne sauront plus payer leurs factures de gaz et d’électricité ».

Une dépendance accrue

La Russie a coupé les livraisons de gaz à plusieurs pays ces dernières semaines. Elle a effectivement « transformé en arme ses exportations d’énergie », alors que l’Europe dépendait jusqu’ici grandement de son voisin russe pour son approvisionnement en combustibles fossiles.

Dépendance à la Russie, impréparation de la sortie du nucléaire et de la diminution du fossile : « on a foiré en termes de politique énergétique, et il faut l’expliquer aux gens », conclut Damien Ernst.

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