Plus de 200 menaces en lien avec le terrorisme ou l’extrémisme en Belgique

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Le niveau général de celle-ci est resté au niveau 2 (moyen) pendant toute l’année. Seule une menace, celle représentée par l’ex-militaire armé Jürgen Conings, a été évaluée comme étant très grave et imminente (niveau 4).

En mai et juin 2021, l’Ocam avait en effet placé le niveau de menace à quatre, soit le plus élevé, pour la traque du militaire armé. Le niveau 4 ou « très grave » signifie que la menace est « sérieuse et imminente ». Le quadragénaire était en effet répertorié comme « extrémiste potentiellement violent ». Le fugitif avait menacé de s’en prendre aux structures de l’État, à une mosquée et à plusieurs personnalités, dont le célèbre virologue Marc Van Ranst. Le militaire avait finalement mis fin à ses jours durant la traque à son encontre et son corps avait été retrouvé à la fin juin.

En parallèle, l’Ocam avait aussi évalué la menace générale qui pesait sur le pays et celle-ci était par contre restée inchangée, à un niveau 2 ou moyen.

Dans le détail, un peu plus de 50 % des menaces recensées l’an dernier ont été évaluées à un niveau 1, c’est-à-dire faible. Un tiers a présenté un profil moyen, de niveau 2.

La grande majorité des signalements de menace ont un profil de ’lone actor’, c’est-à-dire d’un individu qui souhaite agir seul. La plupart de ces acteurs isolés n’ont aucun lien structurel avec des groupes terroristes ou extrémistes, précise l’Ocam.

Un tiers des signalements prend sa source dans une idéologie djihadiste tandis qu’un peu plus d’un dixième des signalements relève de l’extrémisme de droite. Plusieurs menaces étaient en outre issues de l’étranger, certains régimes visant des opposants présumés en Belgique.

Selon l’Ocam, les réseaux sociaux et applications de messagerie demeurent les moyens privilégiés d’émission de menaces.

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